Au Moyen Âge, un enfant sur deux n’atteignait pas l’âge adulte, et l’on n’y voyait guère de tragédie. Aujourd’hui, la mort d’un enfant est le malheur absolu. Entre ces deux mondes, l’homme n’a pas changé : c’est le sacré qui a changé de place. Il a quitté la lignée et le village pour se loger dans l’individu, et d’abord dans l’enfant. Ce déplacement, né d’une révolution aussi intime que silencieuse, celle du mariage d’amour, pourrait bien être la dernière chance de l’humanisme.
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